Pompe à chaleur pour piscine enterrée à Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer

Une pompe à chaleur de piscine gagne quelques degrés sur la température naturelle de l'eau en puisant l'énergie dans l'air extérieur. Sur la Côte d'Opale, où le bassin dépasse rarement 19 degrés sans apport, ce sont ces degrés qui rendent la baignade possible.

Cycle thermodynamique d'une pompe à chaleur

Le cycle thermodynamique d'une pompe à chaleur de piscine repose sur un fluide frigorigène qui se vaporise en captant les calories de l'air extérieur, puis se condense en les cédant à l'eau du bassin. Un compresseur élève la pression et la température de ce fluide entre les deux étapes, un détendeur la fait retomber pour recommencer. Rien n'est brûlé et le courant ne sert qu'au compresseur et au ventilateur, d'où un rendement très supérieur à celui d'une résistance électrique. Le montage se fait après le filtre, en dérivation, si bien que la chauffe ne fonctionne que pendant les heures de filtration.

Apport de la technologie inverter

Un modèle inverter ajuste en continu la vitesse de son compresseur au lieu de fonctionner par tout ou rien, ce qui améliore le rendement à charge partielle et réduit fortement le bruit. Les fabricants publient par ailleurs un coefficient mesuré en conditions estivales, 27 degrés d'air pour vingt-six degrés d'eau, qui flatte le catalogue sans rien annoncer du printemps. La valeur à demander est celle relevée à 15 degrés d'air, comprise entre 4 et 6 sur les bons appareils, car c'est dans ces conditions que la saison se joue sur la Côte d'Opale. Le vent de mer y balaie en permanence l'évaporateur, ce qui lui apporte de l'air neuf mais interdit de l'exposer de face au flux dominant.

Conséquences d'un mauvais dimensionnement

Une puissance mal calculée se paie 2 fois, trop faible elle ne permet jamais d'atteindre la consigne au printemps, trop forte elle multiplie les cycles courts qui usent le compresseur. La règle courante retient 0,15 à 0,20 kilowatt par mètre cube d'eau, valeur à porter vers 0,25 sous un climat frais et venté comme celui du littoral nordiste. Un bassin de 50 mètres cubes appelle ainsi 10 à 12 kilowatts pour une saison ouverte dès la mi-avril. L'exposition, la protection contre le vent et la présence d'une couverture modifient ce calcul autant que le volume. Aucun appareil ne compense un bassin découvert la nuit, bâche ou volet réduisant de moitié les pertes et allégeant d'autant la puissance nécessaire.

Bruit d'une pompe à chaleur de piscine

Le bruit d'une pompe à chaleur de piscine vient du ventilateur et du compresseur, et la réglementation en limite l'émergence à cinq décibels au-dessus du bruit ambiant le jour et trois la nuit, mesurés chez le voisin. L'emplacement se choisit donc à distance des chambres voisines, avec un demi-mètre libre sur les côtés, 2 à 3 mètres devant le ventilateur et aucun obstacle au-dessus, faute de quoi l'air refroidi est réaspiré aussitôt. Deux raccordements accompagnent cette pose, une ligne électrique dédiée et un piquage hydraulique en dérivation avec vanne trois voies. À quelques centaines de mètres du rivage, l'air salin attaque la carrosserie et les ailettes, ce qui justifie une version traitée pour l'atmosphère marine et un rinçage à l'eau douce en fin de saison.

Gain de semaines de baignade

Le gain se compte en semaines de baignade de part et d'autre de l'été, à comparer à une eau qui, sans chauffage, reste sous les 20 degrés toute la saison sur la Côte d'Opale. Le démarrage intervient lorsque l'air se maintient au-dessus de 12 degrés, la première montée en température demandant plusieurs jours selon le volume. Maintenir ensuite la consigne consomme peu, à condition de couvrir le bassin la nuit, l'évaporation assurant l'essentiel des déperditions. L'hivernage impose de vidanger l'échangeur, faute de quoi le gel le fend et la réparation approche le prix d'un appareil neuf.

Coût de fonctionnement sur une saison

Le fonctionnement représente 200 à 500 euros d'électricité sur une saison, chiffre qui double sur un bassin laissé découvert la nuit. Une installation complète revient par ailleurs entre 2 500 et 5 000 euros pour un bassin de 30 à 50 mètres cubes, les modèles tout ou rien occupant le bas de la fourchette et les inverter le haut. Ce surcoût de 30 à 50 % se rattrape en 2 ou 3 saisons, la consommation baissant d'un quart à un tiers. Une version traitée contre la corrosion marine ajoute enfin quelques centaines d'euros, dépense vite rentable à proximité immédiate de la mer.

Professionnels du chauffage de bassin dans la Côte d'Opale

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Zone géographique desservie

Principales communes du Nord : Dunkerque, Coudekerque-Branche, Grande-Synthe, Gravelines

Principales communes du Pas-de-Calais : Calais, Boulogne-sur-Mer, Outreau, Saint-Omer