Installer une PAC de piscine dans le Val-d'Oise

Une pompe à chaleur de piscine allonge la saison d'un à 2 mois de chaque côté de l'été, en puisant l'essentiel de son énergie dans l'air. Dans le Val-d'Oise, où la baignade se limite sinon à juillet et août, ce gain double la durée d'usage du bassin.

Pompe à chaleur pour le chauffage d'une piscine

La pompe à chaleur s'est imposée comme le moyen courant de chauffer une piscine privée, devant le réchauffeur électrique et les capteurs solaires. Un ventilateur fait passer l'air sur un évaporateur, le compresseur élève la température du fluide frigorigène, l'échangeur transmet cette chaleur à l'eau qui circule. Rien n'est brûlé, tout est transféré, ce qui permet de restituer 4 à 6 kilowattheures pour un seul consommé. L'eau traverse cet échangeur en dérivation du circuit de filtration, la chauffe ne se faisant que filtration en marche. Le temps de filtration détermine ainsi le temps de chauffe, contrainte d'autant plus sensible que la saison naturelle se limite à juillet et août.

Valeurs de COP à retenir

Deux valeurs comptent, celle relevée à 27 degrés d'air, proche de 13, qui ne concerne que le plein été, et celle mesurée à 15 degrés, autour de cinq. La seconde commande la consommation réelle, puisque c'est en demi-saison que la chauffe travaille le plus. Un modèle inverter module la vitesse de son compresseur au lieu de fonctionner par tout ou rien, ce qui réduit la dépense d'un quart à un tiers. Dans le Val-d'Oise, où les demi-saisons restent fraîches et humides, cette plage basse occupe l'essentiel de l'année.

Rôle de la couverture dans le dimensionnement

Une bâche à bulles ou un volet immergé divise par deux les pertes nocturnes, et allège d'autant la puissance à retenir. La règle de calcul part de 0,15 à 0,20 kilowatt par mètre cube d'eau, valeur à porter vers 0,25 pour une ouverture dès avril, soit 8 à 12 kilowatts pour cinquante mètres cubes. L'exposition et la protection contre le vent pèsent également dans ce calcul. Une haie dense autour du bassin, courante dans le pavillonnaire francilien, réduit sensiblement les déperditions par convection.

Contraintes d'installation

La première contrainte tient au dégagement, un demi-mètre sur les côtés, 2 à 3 mètres devant le ventilateur et rien au-dessus qui recyclerait l'air froid rejeté. Coincée contre un mur, l'unité souffle sur elle-même et perd l'essentiel de son rendement. Deux raccordements sont nécessaires, une ligne électrique dédiée et un piquage hydraulique en dérivation avec vanne trois voies. Le bruit constitue l'autre contrainte, la réglementation limitant l'émergence à cinq décibels au-dessus du bruit ambiant le jour et trois la nuit.

Fermeture du bassin en automne

La fermeture intervient un mois plus tard qu'un bassin non chauffé, et elle impose de vidanger l'échangeur, opération de 10 minutes sans laquelle le gel le fend, pour une réparation voisine du prix d'un appareil neuf. Le démarrage, au printemps, se fait lorsque l'air se maintient au-dessus de 12 degrés, la première montée en température demandant plusieurs jours selon le volume. Maintenir ensuite la consigne consomme peu, bassin couvert la nuit, l'évaporation assurant l'essentiel des pertes. Entre ces deux dates, la durée d'usage double par rapport à une saison livrée au seul soleil.

Dépense annuelle d'électricité

L'électricité représente 200 à 500 euros par saison pour deux mois gagnés, bassin couvert la nuit. L'installation, elle, se situe entre 2 500 et 5 000 euros pour un bassin courant, pose et raccordements compris, l'appareil seul allant de 1 500 à 8 000 euros selon sa puissance. Un modèle surdimensionné coûte plus cher à l'achat comme à l'usage, ce qui justifie de faire calculer la puissance avant toute commande. Sans cette couverture, le montant double, ce qui fait de la bâche la pièce qui conditionne l'économie de l'ensemble.

Pisciniers et frigoristes référencés dans le Val-d'Oise

BMC : Implantée à Sarcelles, BMC intervient dans les domaines de l’électricité, de la climatisation réversible et des travaux du bâtiment tous corps d’état. Ses compétences en équipements thermiques la rendent pertinente pour des installations de chauffage, dont des solutions de type pompe à chaleur.

Communes couvertes

Arrondissement de Pontoise : Cergy-Pontoise, Saint-Ouen-l'Aumône, Éragny, Osny, Vauréal, Jouy-le-Moutier

Arrondissement d'Argenteuil : Argenteuil, Franconville, Ermont, Herblay-sur-Seine, Bezons, Sannois, Taverny, Eaubonne, Cormeilles-en-Parisis, Montigny-lès-Cormeilles, Saint-Leu-la-Forêt

Arrondissement de Sarcelles : Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Goussainville, Villiers-le-Bel, Gonesse, Deuil-la-Barre, Montmorency, Saint-Gratien, Soisy-sous-Montmorency, Domont